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Le rôle des gaz à effet de serre dans les variations climatiques passées : une approche basée sur des chronologies précises des forages polaires profonds

 

Co-directeur de thèse :     Emmanuel WITRANT

École doctorale : Terre, univers, environnement (TUE)

Spécialité : Sciences de la Terre, et de l'Univers et de l'Environnement

Structure de rattachement : Grenoble-INP

Établissement d'origine : UGA - Université Grenoble Alpes

Financement(s) : autres financements

 

Date d'entrée en thèse : 01/09/2016

Date de soutenance : 21/10/2019

 

Composition du jury :
Président du jury : Eric Blayo Membre du jury : Shaun Marcott Rapporteurs : Eric Wolff, Dorthe Dahl-Jensen

 

Résumé : Les forages polaires profonds contiennent des enregistrements des conditions climatiques du passé et de l’air piégé qui témoignent des compositions atmosphériques du passé, notamment des gaz à effet de serre. Cette archive nous permet de décrypter le rôle des gaz à effet de serre dans les variations climatiques pendant huit cycles glaciaire-interglaciaires, soit l’équivalent de plus de 800 000 ans. Les carottes de glace, comme toute archive paléoclimatique, sont caractérisées par des incertitudes liées aux processus qui traduisent les variables climatiques en proxy, ainsi que par des incertitudes dues aux chronologies de la glace et des bulles d’air piégées. Nous développons un cadre méthodologique, basé sur la modélisation inverse dite Bayesienne et l’évaluation de fonctions complexes de densité de probabilité, pour traiter les incertitudes liées aux enregistrements paléoclimatiques des carottes de glace de manière précise. Nous proposons deux études dans ce cadre. Pour la première étude, nous identifions les probabilités de localisation des points de changement de pente de l’enregistrement du CO2 dans la carotte de WAIS Divide et d’un stack d’enregistrements de paléotempérature a partir de cinq carottes Antarctiques avec des fonctions linéaires par morceaux. Nous identifions aussi les probabilités pour chaque enregistrement individuel de température. Cela nous permet d’examiner les changements de pente à l’échelle millénaire dans chacune des séries, et de calculer les déphasages entre les changements cohérents. Nous trouvons que le déphasage entre la température en Antarctique et le CO2 à probablement varié (en restant inferieur, generalement, à 500 ans) lors de la déglaciation. L’âge des changements de temperature varie probablement entre les sites de carottage aussi. Ce résultat indique que les mécanismes qui reliaient la température en Antarctique et le CO2 lors de la déglaciation pouvaient être differents temporellement et spatialement. Dans la deuxième étude nous développons une méthode Bayesienne pour la synchronisation des carottes de glace dans le modèle inverse chronologique IceChrono. Nos simulations indiquent que cette méthode est capable de synchroniser des séries de CH4 avec précision, tout en prenant en compte des observations chronologiques externes et de l’information à priori sur les caractéristiques glaciologiques aux sites de forage. La méthode est continue et objective, apportant de la précision à la synchronisation des carottes de glace.


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